Après l’attentat de Conflans, Emmanuel Macron promet que « la peur va changer de camp »

Après l’attentat de Conflans, Emmanuel Macron promet que « la peur va changer de camp »

« Les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays », a dit le président de la République après l’assassinat de Samuel Paty. Les réponses de l’exécutif sont attendues, alors que l’union nationale se fissure.

Sur la place de la République, à Paris, le 18 octobre, de nombreuses personnalités politiques sont présentes comme le premier ministre, Jean Castex, et Anne Hidalgo, maire de Paris, ainsi que Jean-Michel Blanquer et Marlène Schiappa.

Trèbes (Aude), en mars 2018, a vu tomber le gendarme Arnaud Beltrame. La Préfecture de police de Paris, en octobre 2019, a perdu trois de ses officiers et un agent administratif. Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), un an plus tard, vendredi 16 octobre, pleure un professeur de collège…

Comme durant les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, la liste des victimes du terrorisme islamiste s’allonge depuis qu’Emmanuel Macron est arrivé à l’Elysée, en 2017. Mais une différence notable s’est installée par rapport à ce qu’ont vécu ses prédécesseurs : l’impossibilité de trouver une union nationale pour affronter ce phénomène. Y compris dans la rue, où certains refusent désormais de descendre pour dire leur émotion face à la litanie des morts.

« Des armes et non des larmes », réclame le président du groupe Les Républicains (LR) du Sénat, Bruno Retailleau, selon qui le chef de l’Etat « mène une bataille lexicale pendant qu’une partie du pays défie les valeurs fondamentales de la France ». Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen abonde, demande le recours à la « force », et raille « ceux qui voudraient qu’on allume des bougies ».

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