En Bolivie, ambiance électrique pour une élection censée faire sortir le pays de la crise politique

En Bolivie, ambiance électrique pour une élection censée faire sortir le pays de la crise politique

Des observateurs internationaux, membres de partis de gauche, ont été intimidés par les autorités à leur arrivée à La Paz.

Des forces de l’ordre déployées à La Paz la veille du premier tour des élections générales du 18 octobre.

La tension était de plus en plus palpable, samedi 17 octobre, en Bolivie, à la veille d’un scrutin-clé censé faire sortir le pays de la crise politique dans laquelle il est enfoncé depuis un an. Une tension largement alimentée par le gouvernement intérimaire au pouvoir depuis onze mois, qui diffuse des rumeurs sur de possibles violences autour du premier tour de l’élection présidentielle de ce dimanche.

Vendredi soir, Federico Fagioli, un député péroniste (gauche) argentin invité comme observateur du scrutin par l’Assemblée législative bolivienne – où le Mouvement vers le socialisme (MAS) de l’ex-président Evo Morales est majoritaire –, a été retenu, à son arrivée à l’aéroport El Alto de La Paz, par des policiers. Ceux-ci ont prétendu que le parlementaire argentin était sous le coup de diverses accusations, telles que des crimes contre l’humanité, du trafic d’armes ou encore des crimes de guerre, et qu’il devait donc retourner dans son pays.

(Visited 1 times, 1 visits today)

Article recent