Voici pourquoi la crise d’El Guerguerat n’a pas profité aux exportateurs algériens vers la Mauritanie

Voici pourquoi la crise d’El Guerguerat n’a pas profité aux exportateurs algériens vers la Mauritanie

Alors que les marchés aux fruits et légumes en Mauritanie sont au bord de la rupture de leurs stocks et que les prix flambent à cause de la crise actuelle d’El Guerguerat, certains se demandent pourquoi les exportateurs algériens n’ont pas réussi à profiter de «l’aubaine». Explications.

AAEn août 2018, l’Algérie a inauguré un passage frontalier avec la Mauritanie, en vue de s’improviser comme pays exportateur de produits agricoles et industriels vers la Mauritanie et l’Afrique de l’Ouest. Mal préparé et malintentionné, puisque l’objectif premier de ce trafic à travers le passage algérien était de concurrencer celui ouvert par le Maroc plusieurs années plus tôt, au niveau de sa frontière sud avec la Mauritanie, le plan algérien n’a pas tardé à s’enliser.

 

Face à ce fiasco commercial, que la fermeture des frontières pour cause de pandémie de coronavirus a fini par achever, le passage frontalier algéro-mauritanien est aujourd’hui devenu moribond. Les échanges actuels entre l’Algérie et la Mauritanie se font essentiellement par voie maritime. Ainsi, selon des résultats récemment publiés à Nouakchott par l’Office national de la statistique (ONS), les importations africaines de la Mauritanie durant le second trimestre de 2020 proviennent «du Royaume du Maroc (44,3 %), du Mali (14,8 %), de l’Algérie (12,1 %), de l’Afrique du Sud (8,5 %) et du Sénégal (7,2 %)».

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